Health-Literacy logo PROJET D'ALPHABÉTISATION-SANTÉ ANTÉCÉDENTS ET SITUATION ACTUELLE

Fondements et justification

On évalue que 50 % des canadiens et des canadiennes d'âge adulte éprouvent une certaine difficulté à lire des textes de nature courante. Ces difficultés sont attribuables à différentes causes (manque d'instruction, déficiences visuelles, auditives ou cognitives, barrières linguistiques ou culturelles). Les patients affectés par l'une ou l'autre de ces déficiences ou une combinaison de celles-ci sont marginalisés dans le système de santé d'aujourd'hui parce que, dans le contexte actuel des services de santé, les patients sont responsables de leur santé et de la prise de décisions majeures concernant leur santé. La communication peut se faire de manière efficace dans le domaine des soins de santé lorsque les obstacles à cette communication sont identifiés et que des ressources appropriées sont utilisées pour minimiser les difficultés.

Phase 1

La première étape du Projet d'alphabétisation-santé du CUSM a commencé en 1999-2000. Nous avons mené une évaluation pour identifier les besoins en matière d'information sur la santé et en éducation à la santé des patients que le personnel infirmier avait identifiés comme « difficiles à rejoindre ».

Une étude a été menée auprès de 114 personnes (patients, professionnels, employés de soutien, membres de la famille des patients et fournisseurs de soins de santé) qui ont participé à des entrevues et à des groupes de consultation. Cette étude nous a permis d'arriver aux conclusions suivantes :

  • Une majorité de patients jugeaient que la documentation n'était pas tellement utile en raison de barrières linguistiques. Malgré cela, la documentation demeure l'une des formes les plus répandues pour transmettre l'information sur la santé.
  • Les patients et les professionnels ont des visions différentes en ce qui concerne les besoins en éducation à la santé de ce groupe particulier
    (patients « difficiles à rejoindre »).
  • Les membres de la famille et les fournisseurs des soins de santé des patients assument des rôles d'interprètes, de lecteurs et de médiateurs lorsque la communication.est entravée.
  • Les professionnels reconnaissent le besoin de valider ce qu'ils enseignent aux patients difficiles à rejoindre, mais ils n'ont pas le temps, la compétence ou les outils pour faire cette validation.

Phase 2

La phase 2 du projet a été menée en 2001-2002 et avait pour but de mettre en application et d'évaluer les recommandations de la phase 1. Des comités d'éducation à la santé dans trois unités de l'hôpital ont participé à un choix de messages sur des questions-clé en matière de santé. Ensuite, les rédacteurs et les graphistes ont créé plusieurs versions de chaque message avec l'intention d'identifier les versions les plus efficaces.

Cette phase a démontré que nous devons établir plus clairement quelles personnes constituent le groupe de patients dits " difficiles à rejoindre " avant de pouvoir commencer à élaborer différents moyens de communiquer avec ces personnes. À l'heure actuelle, l'information sur la santé est généralement d'une nature hautement uniformisée et rarement adaptée.


Phase 3

Au cours de la première partie de la phase 3, nous avons passé en revue toute la documentation médicale et didactique sur les méthodes alternatives de communication dans les milieux de la santé (matériel en langage claire et simple, cassettes audio et vidéo, médias interactifs et visuels). Nous avons constaté que la plupart des études évaluatives excluaient les patients qui ne s'exprimait pas en anglais, qui ne savaient pas lire ou qui avaient des déficiences physiques ou cognitives, autrement dit, les groupes marginalisés que nous avons envisagé d'aider.


Pour de plus amples renseignements communiquer avec:

Le Centre d'alphabétisation du Québec
literacycntr@dawsoncollege.qc.ca
http://www.centreforliteracy.qc.ca
Linda Stephens, coordonnatrice de la Phase 3 du projet
healthliteracyproject@sympatico.ca
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